Rénovation
Rénovation d'une maison à Nantes
Le projet d’Isabelle & Sébastien
Lorsque nous avons rencontré Isabelle et Sébastien, leur projet de réaménagement du rez-de-chaussée avait déjà été étudié par d’autres prestataires. Malheureusement, la confiance s’était vite étiolée, menant à l’arrêt du projet. C’est dans ce contexte qu’une connaissance commune nous a alors mis en contact.
Après une longue période de stand-by, l’enjeu n’était pas simplement de réaliser les travaux, mais bien d’apporter un œil neuf au projet afin de redonner de la cohérence au rez-de-chaussée de leur maison, mais également d’intervenir sur des problématiques techniques.
Comme nous allons vous le présenter, il s’agissait à la fois de redistribuer une partie du rez-de-chaussée, mais également de réfléchir à son ambiance, tout en résolvant des problématiques plus techniques.
Les chiffres clés
- Date de livraison : Mai 2026
- Surface du projet : 87m² rénovés
- Durée des travaux : 2 mois
- Budget : 127k€ TTC (hors agencement)
Un nouveau centre de gravité
Parmi les demandes d’Isabelle et Sébastien, rénover, voire transformer leur cuisine, relativement ancienne et peu fonctionnelle, était une priorité.
Afin d’agrandir l’espace, la première intervention fut donc d’intégrer le volume de l’ancienne buanderie attenante grâce à un frangement et de gagner ainsi de précieux mètres carrés. Une porte devenue inutile a été condamnée, libérant un pan de mur et permettant de recomposer plus naturellement l’ensemble.
Le nouvel espace s’articule autour d’un îlot qui accueille désormais l’espace repas et structure la cuisine sans la figer. Le plafond participe lui aussi au dessin du lieu : plutôt que de subir le décroché généré par l’étage existant et son balcon, nous avons choisi de l’intégrer dans une composition de faux-plafonds qui accompagne les différentes fonctions et ferait presque oublier les contraintes structurelles.
Une cuisine toute neuve donc, mais surtout une organisation entièrement repensée.
Entre ouverture et intimité
Dans cette recherche de nouveauté, fallait-il ouvrir complètement la cuisine sur la pièce de vie ? Pas nécessairement.
Isabelle et Sébastien souhaitaient conserver une certaine distinction entre les espaces, tout en supprimant l’impression de cloisonnement. La réponse est venue d’un dispositif assez simple : intégrer à la cloison existante une grande verrière intérieure et supprimer la porte au profit d’un passage libre plus généreux.
La cuisine reste ainsi une pièce à part entière, mais le regard circule. La lumière traverse les espaces et les perspectives se prolongent jusqu’au jardin.
Donner de l’ampleur
Le même principe a guidé le travail sur la pièce de vie.
Une partie de la surface était auparavant réduite à un simple passage. Une large ouverture a donc été réalisée dans le mur porteur afin de connecter les espaces. Plus qu’un gain de surface, c’est surtout la perception du rez-de-chaussée qui change : les circulations deviennent moins contraintes et les différentes séquences de la pièce de vie se répondent davantage.
Évidemment, ouvrir des murs dans une maison existante signifie aussi composer avec ce qu’ils contiennent ou ce qui les traverse. Réseaux de chauffage et autres éléments techniques ne disparaissent pas par magie.
Plutôt que d’abaisser uniformément les plafonds, nous avons choisi de concentrer ces contraintes dans un jeu de soffites. Ils permettent de dissimuler les réseaux tout en conservant un maximum de hauteur là où cela est possible. Une intervention discrète une fois les travaux terminés, mais essentielle pour obtenir un résultat simple et épuré.
Le fil des matières
La transformation des volumes s’accompagne d’un travail sur les sols afin de redonner une unité au rez-de-chaussée.
Le carrelage d’origine à cabochons a laissé place à un carrelage imitation parquet aux tonalités chaudes, prolongé jusque dans l’entrée. Cette continuité permet de relier visuellement les différents espaces et d’apporter une atmosphère plus naturelle à la pièce de vie, en lien avec la végétation extérieure.
Dans la cuisine, place au contraste avec de grandes dalles 80 x 80, dans un esprit ardoise, afin de marquer cet espace et de dialoguer avec le bois déjà très présent dans le mobilier.
Deux sols différents donc, mais une même palette de tons naturels. Une manière de distinguer les usages sans multiplier les effets.
Au-dessus de nos têtes
Alors que la communication se centre généralement sur de jolies photos d’ambiance, le cœur d’une rénovation est parfois, voire même souvent, moins « instagrammable ».
Dans ce cas, le volume du rez-de-chaussée donnant sur le jardin était couvert par une toiture vieillissante, agrémentée d’un bâchage de fortune afin d’endiguer les fuites. Sa réfection complète s’est donc imposée avant même d’imaginer modifier l’intérieur de la maison.
Nous avons retenu une couverture en PLX à joints debout, dont l’aspect mat permet d’obtenir une écriture proche du zinc prépatiné pour un coût plus contenu.
Ces travaux ont également été l’occasion d’améliorer sensiblement les performances thermiques du volume. L’isolation a été reprise par-dessus, sans démontage du plafond intérieur existant, grâce à une isolation insufflée.
Plusieurs menuiseries ont été remplacées, le conduit Poujoulat déposé puis reposé, les machines à laver déplacées dans le garage et l’installation électrique reprise dans toutes les zones concernées par les travaux. L’éclairage a notamment fait l’objet d’une attention particulière, avec l’intégration de spots permettant de conserver une ambiance lumineuse agréable malgré des hauteurs sous plafond limitées à certains endroits.
Autant d’interventions techniques désormais presque invisibles. Et c’est finalement ce que nous recherchions : derrière une maison qui semble avoir simplement retrouvé une nouvelle ambiance, une transformation plus profonde, pensée pour rendre le quotidien d’Isabelle et Sébastien plus agréable.
